Plus de discipline pour plus de fun

La discipline est souvent associée à la contrainte, à la rigidité ou à la privation. Elle évoque l’effort, les règles imposées et l’idée de devoir se restreindre pour avancer.
Pourtant, avec le temps — et particulièrement après 50 ans — beaucoup de femmes constatent que l’absence de cadre peut être tout aussi épuisante. Lorsque tout repose sur l’envie du moment, l’énergie fluctue, la culpabilité s’installe et le plaisir perd parfois de sa saveur.
Cet article propose une lecture différente de la discipline. Non pas comme une obligation à subir, mais comme un cadre choisi, au service de l’énergie, de la liberté intérieure et d’un plaisir plus durable.
Après 50 ans, développer une forme d’auto-discipline devient souvent un levier essentiel pour préserver son énergie, sa clarté mentale et sa liberté d’action.
Et si nous re-visitions ensemble ce que revêt la discipline et en quoi elle peut-être une véritable alliée de votre bonheur et la promesse d’une vie plus fun ?
Seriez-vous accro à la dopamine ?
La dopamine est un neurotransmetteur qui est impliqué dans le contrôle moteur, l’attention, le plaisir, la motivation, le sommeil, la mémoire et la cognition. On l’appelle la molécule du plaisir. Elle est fortement impliquée dans le système de récompense du cerveau. Plus vous recevez de gratifications instantanées, plus votre cerveau produit de la dopamine. Le plaisir est donc directement lié à la récompense ou à l’attente de récompense. une recherche constante de gratification immédiate peut déréguler les circuits dopaminergiques et rendre le plaisir moins durable.” En cela elle n’est pas l’alliée de votre bonheur. Savoir ce que vous voulez vraiment pour vous, dans votre vie, vous permettra d’identifier la récompense que vous souhaitez vraiment et de renoncer à l’addiction de dopamine.
Que souhaitez-vous vraiment pour vous ?
Bien que le cerveau soit la machine la plus sophistiquée qui puisse exister, il ignore totalement ce qu’est le bonheur. Sa fonction principale est de nous protéger et si il n’a pas un objectif clair sur lequel mettre son focus, il va se mettre en mode automatique pour gérer la peur de la douleur et pour la recherche du plaisir immédiat. Le cerveau a donc besoin qu’on lui donne des ordres, un cap à suivre afin qu’il soit au service de notre épanouissement.
Avez-vous conscience de vos comportements ?
Elever son niveau de conscience permet de rechercher ce qui nous fait réellement du bien en lien avec nos aspirations profondes plutôt que de rechercher une récompense liée au plaisir immédiat. Être conscient de nos actes demande de s’habituer à prendre du recul et à se poser des questions de qualité. Ce n’est pas un processus inné. Afin que cela devienne un automatisme, il est indispensable de s’entrainer comme le ferait un athlète de haut niveau. Prendre conscience de notre mode de fonctionnement est le meilleur moyen d’éviter les pièges liés à la facilité du plaisir immédiat peu gratifiants sur le long terme.
En d’autres termes, céder à une gratification immédiate, c’est parfois renoncer à un bonheur futur.
Comment gérez-vous les frustrations ?
Une frustration engendre bien souvent un comportement de dépit. Accepter les émotions négatives liées au renoncement d’un plaisir immédiat c’est habituer votre cerveau à considérer ce qui est vraiment important pour vous. Prendre le temps d’objectiver l’émotion jugée désagréable et mettre de la conscience sur le plaisir futur que cela engendrera, permettra de la laisser s’en aller.
Êtes-vous particulièrement stressé à l’idée de ne pas toujours faire ce qu’il faut pour votre bonheur ?
Le stress est votre ennemi à partir du moment où il devient trop récurrent et toujours aussi intense. Dans ce cas une trop grande quantité de cortisol est libéré dans votre cerveau et agit comme un poison pour ce dernier.
Succomber au plaisir immédiat, est-il un moyen d’évitement pour vous ?
L’addiction au plaisir immédiat peut prendre la forme de la procrastination. Vous vous dites alors des phrases du type : On fera ça demain, après tout, on ne vit qu’une fois! Derrière cet acte de temporisation sous prétexte de profiter de la vie se cache très souvent des peurs. Comme celle d’échouer, celle de ne pas être à la hauteur, celle de souffrir, celle de perdre etc. Prendre conscience des raisons pour lesquelles la recherche de plaisirs constants est présente est une bonne façon de voir ce qui se cache derrière.
Et si être organisé permettait de s’amuser davantage ?
Plus vous serez organisés et efficaces dans les tâches que vous n’estimez pas amusantes, plus vous aurez de temps pour le plaisir et cela sans culpabiliser!
S’éclater, ça demande de l’énergie! Le corps joue aussi un rôle clé dans cette énergie.
Pour ressentir du bien-être et garder son aptitude à s’éclater au maximum, votre corps et votre cerveau ont besoin d’une bonne hygiène. Manger sainement, respecter un sommeil de qualité, faire une activité physique seront les garants de votre énergie ainsi que de votre bonne humeur.
Qu’il soit question de se fixer un objectif clair, de s’organiser, d’apprendre à vivre en pleine conscience, d’apprendre à gérer ses émotions et son stress, d’ avoir une hygiène de vie saine, tout cela demande de l’auto-discipline. Ce ne sont pas des processus innés. Afin que cela devienne des automatismes, il est indispensable de s’entrainer comme le ferait un athlète de haut niveau. Prendre conscience de notre mode de fonctionnement est le meilleur moyen d’éviter les pièges liés à la facilité du plaisir immédiat peu gratifiant sur le long terme.
Et si être discipliné, c’était fun ?
Ne trouvez-vous pas que c’est une idée enthousiasmante que de reprendre du pouvoir sur sa vie afin de sortir des schémas automatiques?
Quoiqu’il arrive, vous vous fixez déjà des règles établies en fonction de votre éducation et de vos expériences. Observez quelles sont ces règles que vous vous imposez sans même en avoir conscience. Regardez celles qui vous tirent vers le haut et celles qui vous tirent vers le bas. Que trouvez-vous « normal »?
Chacun à son propre mode de fonctionnement lié à ses croyances, valeurs, environnement et expériences. C’est à vous de trouver celui qui vous convient et de vous créer des règles au service d’une vie que vous jugerez toujours plus fun.
Questionnez vos croyances. Sont-elles en accord avec ce que vous souhaitez être et vivre ?
Quoi que vous entrepreniez que ce soit pour le fun ou non, veillez à ce que cela nourrisse vos valeurs. Votre système de valeur est le moteur de notre motivation et de notre fonctionnement neurologique. Il répond souvent à la question : « pourquoi ? ».
Mettre de l’amusement dans chaque activité que vous programmez est une bonne solution pour ressentir du fun dans le but d’ en ressentir davantage par la suite !
Se concentrer sur ce que l’on souhaite avec enthousiasme, passion et légèreté.
S’entrainer à ressentir des émotions positives, Apprendre à notre cerveau à ressentir de la joie, de l’enthousiasme et de l’énergie sont les clés d’une vie fun et épanouissante.
Vous l’aurez compris avoir une vie remplie de moments de fun demande un cadre, de l’entrainement, une organisation et une stratégie sur le long terme. Pour cela, une seule chose est indispensable : l’auto-discipline.
Savoir s’imposer des règles, c’est se donner l’opportunité de savourer chaque moment de plaisir et d’amusement que votre vie vous offrira. La discipline est votre alliée. Pouvez-vous la considérer comme le moyen ultime et non négociable de votre bonheur ? Commencez-vous à pouvoir associer l’auto-discipline au fun ? Et quand bien même cela vous apparait toujours paradoxal, la vie n’est-elle pas faite toujours d’une chose et son contraire ?
La neuro plasticité qui consiste à installer de nouveaux chemins neuronaux dans votre cerveau est la clé d’une auto-discipline inconsciente et vécu dans l’insouciance. Cela revient à mettre en place de nouvelles habitudes qui serviront votre capacité à profiter au maximum de tous les bons moments que la vie vous offre sans nuire à votre moral et à vos projets à long terme. Cela sera l’occasion d’un prochain article sur comment mettre en place de nouvelles habitudes grâce au processus de la neuro-plasticité.
Laura Angilella
